J'écoute : Pierre Lapointe
Je lis : La soumission librement consentie
Je joue : à Citadelles
Je mange : de crêpes
Je bois : peu
Je cite : Naomi Klein
Je pense : à ce que je vais faire de moi
Je rêve : , et m'en souviens plus qu'avant.
(mis à jour mercredi 27 août 2008 à 13:10)

19/06/2007

19/06/07 - 15:15

Arrêt Sur Images !

Je suis au regret de vous faire profiter de mon coup de gueule de la semaine. Ca aurait pu tomber sur la situation au Proche Orient ou le conflit au Darfour, mais j'ai choisi de sortir de mes gonds pour Arrêt sur Images, émission de décryptage de l'actualité et des médias diffusée depuis douze ans sur France 5, animée par Daniel Scheiderman, que je suis régulièrement, et qui, figurez vous, va être arrêtée, sur décision unilatérale de la direction de France Télévisions...

Et je ne suis pas du tout content. Parce que c'est une des seules émissions qui me faisait encore allumer mon téléviseur, parce que c'est une des rares émissions du PAF (la seule connue de moi) qui se permettait une liberté de ton certaine sur le PAF lui-même.

Bref ... sa suppression me révolte quelque peu, quoi qu'on puisse penser du ton hautain et parisien de ses journalistes, ils font un boulot important... et je n'ai pas envie qu'ils se retrouvent à la rtbf :-( .

Je vous propose donc de signer la pétition sur http://arret-sur-images.heraut.eu/ ; de faire passer ce petit mot à vos amis, ... avant de se retrouver pour faire le siège du ministère de la culture.

Bien cordialement,

Z.

ps. : ces mêmes journalistes animent l'excellent Big Bang Blog : http://www.bigbangblog.net/

18/06/2007

18/06/07 - 00:36

Les Amours Mortes


Le temps balaye les amours mortes
Déjà l’automne est à ma porte
Il fait si froid, les saules pleurent
De mon cœur suinte une langueur

Je n’ai plus goût qu’à la noirceur

Seules demeurent les natures mortes
Sépias d’un vieux train qui emporte
Vers leur destin deux amoureux
Se souriant avec les yeux

Le temps ne tourne pas les pages

Des brumes du Souvenir ressortent
Une collection de natures mortes

Je remonte les fils d’un passé
Tel un fossoyeur dévoyé
Et excave les moments d’agape
Avant que le Styx ne les happe

Deux adolescents corps à corps
Pour quelque instant s’embrassent encore

Mais dans le parc le glas résonne
Déjà surgissent les brumes d’automne


Quand la mort vient, on se souvient
Des amours mortes
Et l’on ressort ces vieilles sépias
Qui nous transportent
Aux jours passés et trépassés
A croire qu’il suffisait d’aimer

Péremptoires idées…

SEUL, au seuil du vide
LE CŒUR serré, pale et livide
SE SOUVIENDRA des amours mortes
Comme d’autant de rêves qu’on emporte.