Amen !
Ahhh, c’est bon. Je crois que je bande. Ne vous méprenez pas, humbles lecteurs, rien de sexuel ! Non mais vous comprenez, ça fait quatre mois que j’ai demandé à la paroisse de St Denis une attestation de baptême, et - dieu soit en location !- je viens de la recevoir. (Ils doivent manquer de personnel…)
Enfin, je vais pouvoir accomplir cet acte ô combien important dans ma vie de catholique – le dernier, l’ultime : me faire débaptiser.
Ca me démangeait, vous ne pouvez pas savoir à quel point. Se faire verser de l’eau sur la tête par un curé à l’âge de deux ans, franchement, c’est un peu comme se faire circoncire (excusez-moi, je n’ai pas vocation à blesser qui que ce soit avec ce paragraphe), on ne s’en remet jamais vraiment, et ça fait chier toute sa vie.
Je ne résiste pas …
***
A l’attention de M. le curé de la paroisse ***.
Monsieur le curé,
Ayant été baptisé en l'église *** le ***, sous le nom de Jérémy ***, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre des baptêmes en regard de mon nom la mention suivante : " A renié son baptême par lettre datée du 02/08/2007 "
En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent pas à celles des personnes qui, de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser. Ce sera ainsi contribuer à l'expression de la vérité que, vous et moi, nous respectons, en évitant de faire croire, au vu de mon nom sur vos registres, que je suis membre de la communauté catholique.
En conséquence, j'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir me rayer des listes des baptisés qui sont tenues dans votre diocèse et de m'adresser une attestation de cette radiation.
Veuillez noter que légalement l'Eglise ne peut refuser une requête en débaptisation, et qu'elle doit, au titre de la réglementation de la Commission Nationale Informatique et Liberté sur les fichiers même manuscrits, fournir à titre gracieux un double de l'acte modifié.
Dans l'attente de votre confirmation écrite, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.
Jérémy ***.
***
Quitte à se faire rebaptiser un jour, si dieu le veut, mais… dieu m’en préserve !
Là, ce n’était plus possible. Entre les rituels et les dogmes, des millénaires de judéo-christianisme qui se vautre dans l’idéal ascétique, on n’en peut plus, les corps exsudent, les esprits pleurent, fuyez braves gens, les femmes et les invertis d’abord !
Plus sérieusement, quelques citations :
« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers ! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu'à ce jour a saigné sous notre couteau; qui nous nettoiera de ce sang ? Quelle eau pourrait nous en laver? Quelles expiations, quel jeu sacré seront nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte est trop grande pour nous. Ne faut-il pas devenir Dieu nous-mêmes pour, simplement, avoir l'air dignes d'elle ? Il n'y a jamais eu d'action plus grandiose, et, quels qu'ils soient, ceux qui pourraient naître après nous appartiendront, à cause d'elle, à une histoire plus haute, que jusqu'ici, ne fut aucune histoire ! »
Le Gai Savoir
« En renonçant à la foi chrétienne, on se dépouille du droit à la morale chrétienne. Celle-ci ne va absolument pas de soi (…). Le christianisme est un système, une vision des choses totale et où tout se tient. Si l'on en soustrait un concept fondamental, la foi en Dieu, on brise également le tout du même coup : il ne vous reste plus rien qui ait de la nécessité. »
Le Crépuscule des idoles, Incursions d'un inactuel.
Friedrich Nietzsche
« Car Dieu n'est ni mort ni mourant - contrairement à ce que pensent Nietzsche et Heine. Ni mort ni mourant parce que non mortel. Une fiction ne meurt pas, une illusion ne trépasse jamais, un
conte pour enfant ne se réfute pas. »
Traité d'athéologie – Michel Onfray
Point. Je reste ouvert pour tout baptême civil et républicain, bien entendu.
02/08/07 - 14:35
une bonne paire de claques ^^
va donc prier pour te faire pardonner de ces pérégrinations paiennes...
zig (visiteur)